samedi 21 mars 2009

L'Irlande de concert

Jeudi après-midi :
"- Ca te dit un concert de Musique irlandaise ? C'est seulement 10 $ au lieu de 28 et c'est supposé être bien !
- Oui pourquoi pas ? Je te file les sous. A ce soir."

En deux secondes l'affaire est réglée. Après tout on est en Irlande pour profiter et découvrir. Rendez-vous donc à Vicar Street au soir, en retard comme d'habitude. On ne sait rien des groupes. Pour ajouter à la confusion le speaker parle en gaelique et le premier groupe à passer est un band... africain. Je veux bien que les Irlandais ont tendance à vivre à l'horloge africaine, mais là le jetlag est un peu surprenant. Mais soit le concert s'intitule Kila & Guests. On a donc droit à un comique qui parle d'Irlande du Nord, des trapézistes et à un petit jeune qui gagne à être connu Daithi O Dronai. Ce blond à la mèche rebelle joue du violon comme un dieu et mixe le tout en live pour en faire de la musique electro.


Hoho, il semblerait même que j'ai une belle histoire à raconter à ce propos. Donc il faut bien se rappeler qu'on est fan de ce que fait le petit bonhomme. Je vous encourage vraiment à aller voir la vidéo suivante. (Allez directement à la 24e minute). Le jour suivant le concert, nous partons pour un trip de quatre dans le ring of Kerry (ce sera le post suivant). Le samedi soir à l'hôtel, la télé est allumée dans la salle de séjour et diffuse l'émission "The all ireland talent show", la version irlandaise de Britain's got talent. Et quelle surprise, le voilà à l'écran. On s'emballe on  crie, "Hoo c'est lui" quand je sens une main sur mon épaule. Une dame, la quarantaine me dire, 
- Vous aimez Daithi O Dronai ?
- Oui oui, nous l'avons vu en concert à Dublin
- Ha parce ce qu'en fait il sort avec ma fille.
- ... Nooo wayy ?

WAY. Le mythe selon lequel tout le monde se connait en Irlande est donc vrai. Elle nous raconte alors le parcours de Daithi. Qu'il fait partie d'une grand famille de musiciens et que son oncle est très célèbre en Irlande. Il était même honteux au début que son petit fils joue du violon avec les mains. Et il a finalement réussi à apprécié. Tout comme vous je l'espère. Nous voilà donc de bonne humeur pour le reste de la soirée.

Ha au fait, le concert de Kila était aussi excellent. Même tarif, pour un aperçu, c'est par ici. Ecoutez Leath ina dhiadh a hocht Half Eight



 

jeudi 19 mars 2009

The Liberty


Pour ceux qui se demandent un petit peu ce que je fais ici... je veux dire comme boulot. Voici, entre mes mains, le résultat d'un travail collectif des étudiants en journalisme de la Dublin Institue of Techonology (DIT pour les intimes).

Ce newspaper tire son nom d'une région de Dublin appellée The Liberties, en référence aux faveurs accordées à ce quartier par l'empire britannique. On y trouve notamment la cathédrale de Saint-Patrick et la Brasserie Guiness.

C'est un mensuel géré par les étudiants irlandais et Erasmus, édité à quelque milliers d'exemplaires et intégré au cours de Print Journalism. Chacun propose donc un sujet et les chefs de sections décident de l'espace dédié à chaque article. Le journal manque cruellement d'une ligne éditoriale, mais a l'avantage de laisser une grande liberté, et ce malgré le niveau d'anglais, pas toujours au top, de chacun.

Mon article est "Construction industry in crisis". Comme je l'ai déjà dit plus bas, l'Irlande a vécu un boom économique qu'on appelle ici le Celtic Tiger. Le secteur de la construction en a été le chef de file, mais aujourd'hui se dégrade largement. 
Et donc, pour moi, mille mots en anglais à écrire, beaucoup de coup de fils à donner, trois porttraits et finalement une double page dans l'édition de mars. Pour ceux que cela intéresse, je peux faire parvenir le fichier pdf.

mercredi 11 mars 2009

Rira bien qui rira le dernier


Dimanche 9 mars, des violences ont repris en Irlande du Nord. 
3 hommes tués à bout portant par la Real-IRA.
Pour vous expliquer un peu quel est ce groupe, il me faudrait à peu près deux heures, comme l'a fait mon excellent professeur de Culture Irlandaise. Je vais me contenter de trois petits points qui pourront peut-être vous éclairer un peu

1. Real-IRA ou IRA véritable est en fait un "jeu de mot" puisque RIRA en Gaélique signifie Chaos. Cela donne une idée des intentions nourries par ce groupe

2. Sur la photo, une rue d'Omagh. Petite ville d'Irlande du Nord et théâtre du dernier acte de violence en 1998 jusqu'à ce dimanche. Alors que le Good Friday Agreement, l'accord de paix, avait été négocié après 40 ans de violence quotidienne et plus de 3000 morts, la RIRA mène un attentat à la bombe.

La bombe était en fait situé dans la voiture rouge à l'avant-plan. Les terroristes appelent la police en indiquant qu'une bombe se trouve dans une voiture, dans le fond de la photographie. La police évacue alors les habitants... exactement là ou se trouve la bombe. Résultat 30 morts et plus de 300 blessés, y compris des enfants. C'est là le genre de procédé qu'utilise ce groupe.

3. Laissez-moi terminer enfin par une petite blague. Révélatrice de la séparation entre catholique et protestants dans le Nord.

Un homme, travaillant dans les docks de Belfast, termine sa longue journée de travail, la nuit tombée. Pour rentrer chez lui il a deux possibilités. Un chemin plus court, mais dangereux. Ou alors le chemin plus long. Il est éclairé, des policiers patrouillent mais cela lui prendra une heure avant d'arriver chez lui. Il pense alors à sa femme, au souper qui l'attend, et à boire au plus vite une bonne Guiness au coin du feu.
Il décide donc de prendre le raccourci. Il court dans les ruelles sombres. Au moment ou il est presque sorti, quelqu'un l'attrape par le col, le plaque contre le mur et lui plante son revolver dans la bouche.
- Tu es catholique ou protestant ?
FU@% pense l'homme. Si je dis que je suis catholique peut-être qu'il est terroriste protestant et qu'il va me descendre sans autre forme de procédé. Mais si je dis que je suis protestant il peut tout aussi bien être un terroriste catholique. Le docker a alors une idée brillante pour se sortir de ce dilemme.
- Je suis juif !
Et l'homme d'enfoncer un peu plus son revolver.
- Tu es juif protestant ou juif catholique ??




dimanche 8 mars 2009

Belgique. Zone tampon

Et ça y est. Nous y revoilà, après des décennies de tranquillité. Voici qu'un petit belge doit de nouveau servir de garde fou entre les deux grandes nations allemandes et françaises. Tout ça dans une classe de journalisme à Dublin. Tout ça pour mieux servir l'heureuse Europe.

Laissez moi vous donc présenter à ma droite (votre gauche) l'armada française composée en théorie de 7 légionnaires venus d'un peu partout. De Paris ou de Province. A ma gauche (donc votre droite si vous suivez) le bataillon allemand composé lui aussi de 7 mercenaires. Si vous suivez encore, vous vous demandez si je sais compter correctement, ou bien si dans cette ancienne colonie britannique ils n'auraient pas trouvé un moyen pour que 1 ne soit pas égal à 1. Rien de tout cela. Certains guerriers ont beau être les plus braves, ils sont parfois soumis aux maladies que leur impose le climat irlandais. Vivre en exil fait ses dégâts.

Et au milieu de tout cela, un seul petit belge résiste encore et toujours aux envahisseurs. Non, non. Si vous suivez toujours, vous pourrez aussi noter la contradiction dans mon raisonnement puisque je pourrais être moi-même considéré comme un envahisseur. On préférera le terme plus commode d'Erasmus. Ce cher Monsieur étant d'ailleurs un humaniste, j'ai décidé de suivre ses préceptes. J'ai donc choisi de jouer de diplomatie afin de prévenir tout dérapage. Première leçon de diplomatie, prendre des leçons d'allemands. "Möchtest Du eine Tasse Tee ? - Neine, danke, ich möchte keine Tasse Tee" Haa quelle vie on mène quand même !!

lundi 2 mars 2009

Transport


Une petite photo prise le jour même d'un certain accident à Schipol. Si ça, ce n'est pas de l'humour noir... Je ne sais pas ce que c'est.

En tout cas cela me permet d'ouvrir un petit post sur les transports en commun à Dublin. Plus precisément le bus Irlandais. Pour faire simple, on pourrait dire que le bus Dublinois vit à l'heure africaine. Il sait d'où et quand il part, mais toi tu ne sais jamais à quelle heure il arrive sur ton chemin car il n'y a pas d'horaire. Résultat tu peux attendre 35 minutes un bus qui t'emmènes vers l'aéroport. J'en connaîs une qui a d'ailleurs failli rester à Dublin. 
Si on rajoute à cela le fait qu'on ne peut pas utiliser son ticket dans deux bus différents et que le chauffeur ne rend pas la monnaie, on a vite fait de prendre ses jambes à la rue.
Enfin, malgré tout ça, ce sont des bus à deux étages. Et ça, ça n'a pas de prix !